GlamourStyleFa: FA <3

Nom Fa Niang
Instagram: glamourstylefa (website: GlamourStyleFa.as.me)

Alors cette semaine, nous nous sommes entretenues avec l’une des meilleurs
maquilleurs du monde. Elle nous a parlé de son passé, de son parcours dans la poursuite de ses passions et de ses aspirations futures. Nous ne pouvions pas la laisser partir sans connaître ses idées sur l’autonomisation des femmes ! Voyons ce qu’elle avait à nous raconter !

Aissatou: Dis donc ! Merci d’avoir accepté de parler avec nous, c’est un énorme plaisir de vous avoir ! J’ai tellement hâte pour cet entretien.

Fa: Hé, moi aussi ! Je suis tellement enthousiaste pour tout ça, je pense vraiment que ça peut aller loin. Merci de me recevoir.

Aissatou: J’aime ça ! Pour commencer, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous et sur votre cursus scolaire ?

Fa: Bien sûr. Donc, je suis née à New York et j’y ai grandi ! Ma mère est arrivée aux États-Unis en 1992 et y est depuis ! Mon père était venu ici longtemps bien avant elle, mais ouais, nous avons grandi dans le Bronx. Mon père avait ouvert un restaurant sur la 116ème rue à Harlem. Mes parents ont fini par se séparer et au début, c’était difficile pour moi de comprendre mais, en grandissant, j’ai compris ! Ma mère et moi avons déménagé à Baltimore le lendemain du 11 septembre. Toutes nos affaires étaient emballées le jour même et c’était ouf ; nous nous sommes réveillées et toute la ville était calme. Il n’y avait personne dans les rues, rien. Ma mère et moi sommes allées dans un restaurant voisin et ils nous ont parlé de la nouvelle. C’était fou et nous avons fini par quitter le lendemain pour Baltimore.

Ma mère m’a élevée en tant que mère célibataire (et elle a fait un excellent travail, haha). Ma sœur aînée vivait à Baltimore à l’époque, mais elle s’est mariée et a déménagé dans le Michigan. Ma mère et moi l’avons suivie peu de temps après. Maintenant, je suis de retour à New York pour faire mon travail : je suis allée à l’école de cosmétologie et j’ai obtenu mon diplôme. J’ai ma propre marque appelée GlamourStyleFa et je travaille également avec une autre marque. C’est à peu près tout ! ❤

Aissatou: C’est incroyable. J’aimerais aborder ce dernier point que vous avez
touché. Que faites-vous dans la vie et comment y êtes-vous entrée ?

Fa: Je suis donc cosmétologue agréée et MUA (artiste maquilleuse). Je suis allée à l’école pour ça parce que vous voyez, beaucoup de gens dans l’industrie réussissent sans permis. Mais je voulais être plus légitime. Je n’ai pas fini mes études et c’est quelque chose que j’ai choisie ! Je savais donc que je ne pouvais pas me contenter d’être dans l’industrie les yeux bandés – c’était ma passion et je voulais être certifiée. Je peux me débrouiller toute seule, mais je pense aux opportunités et possibilités de travailler avec de grands noms. Avoir un permis m’autorise à être sur le plateau, ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est qu’on doit être autorisé à le faire ! Sans cela, je ferais tout ce travail sans rien pour me soutenir.

Quand j’ai décidé d’aller à l’école de cosmétologie, je ne m’attendais pas à ce que ça soit aussi impliqué. Beaucoup de gens pensent que c’est jouer à la poupée (et j’ai peut-être eu des pensées similaires dans ma tête). Mais c’est beaucoup plus que ça ! C’est la chimie et les maths ! On doit connaître nos mesures, comment les choses vont réagir lorsqu’elles sont mélangées avec d’autres produits chimiques, comment couper les cheveux de la bonne façon, et bien plus encore. On doit connaître les maladies des ongles, les maladies de la peau et tous les types de conditions. J’ai eu des tests tout le temps ! Je parle toutes les semaines pour m’assurer de bien comprendre ce qui est enseigné et, à la fin, j’ai dû passer deux tests d’état pour obtenir une autorisation.

Une autre raison pour laquelle je me suis vraiment lancée : mon père a dit que j’étais toujours à la mode ! Il n’a pas été surpris quand je leur ai dit ce que je voulais faire. Je disais toujours à ma mère que ceci devait aller avec cela et toutes sortes de choses ! J’ai traversé une phase de garçon manqué mais cela n’a pas duré longtemps ! À l’âge de 16 ans, ma mère voulait que je me maquille et j’ai dit non, non, haha ! Plus tard, j’ai commencé à jouer avec le maquillage et ma mère m’a ouvert un salon ! C’est là que j’ai vraiment commencé à maîtriser mes compétences à maquiller les autres. En fait je maquille les gens mieux que je me maquille moi- même maintenant haha.

Aissatou: Permettez-moi de vous dire que j’ai une appréciation beaucoup plus
grande pour vous et pour tous les cosmétologues qui sont agréés maintenant!
J’étais certainement l’une de ces personnes qui pensait que c’était juste jouer à la poupée. Je ne savais pas que vous deviez tout apprendre !

Fa: Oui ma fille, vous devez être prête à faire face à toutes sortes de conditions et
de situations. Vous ne savez jamais qui peut s’asseoir sur votre chaise comme cliente !

Aissatou: C’est un bon point ! Merci d’avoir partagé ça ! Ma question suivante est un peu liée : quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui ont une vision ou un rêve?

Fa: Juste foncez ! Je travaille actuellement dans un salon appartenant à une
célébrité. Je travaille aussi à mon rythme et je suis sur le point où j’ai envie de créer ma propre affaire ! Je reçois des signaux et je me dis « peut-être que c’est la poussée dont j’ai besoin ! » Ragal, yab Yalla la ! (Avoir peur, c’est manquer de respect à Dieu !) Dans la vie, vous devez prendre des risques. Quiconque me connaît sait que je suis une fille à maman. J’ai déjà parlé avec ma mère au téléphone à trois reprises aujourd’hui et il n’est même pas 13 heures, nous sommes si proches. Cependant, quand j’ai pris la décision de venir à New York pour poursuivre ma passion, je devais fermer les yeux et foncer. Je suis loin de ma mère, mais nous devons nous débarrasser de cette peur de l’inconnu et foncer.

Aissatou: C’est tellement vrai ! C’est une de ces choses que vous ne saurez pas si vous n’essayez pas, et 9 fois sur 10, nous hésitons.

Fa: Ouais, mon conseil c’est juste de dire faites-le ! Faites le premier pas !

Aissatou: D’accord, maintenant, vous savez que je dois vous poser une question à propos des femmes. Quelle est votre vision de notre position dans la société, en particulier dans la culture sénégalaise ?

Fa: Jigéénu Sénégal sonn na (Les femmes sénégalaises sont fatiguées). Toutes les choses qui nous sont imposées – dans notre société, nous sommes contraintes de rester au ménage. Si vous avez de la chance et vous rencontrez un homme qui fait preuve de compassion, vous avez de la chance. Mais la plupart n’ont pas cette chance !

Écoutez, je suis pour les normes traditionnelles de mariage – J’aime le mariage et je pense que c’est une belle chose. Mais nous sommes dans une nouvelle ère. Les femmes doivent planifier et prioriser leur avenir, pour elles-mêmes et pour leurs enfants. Nous devons avoir quelque chose pour nous-mêmes en fin de compte.

Aissatou: Je ne pourrais pas être plus d’accord. Les gens pensent qu’être pro-
femme est la même chose que contre le mariage ! Cela ne doit pas toujours être le cas.

Fa: Comme je l’ai dit, je ne suis pas contre le mariage ! Mais vous ne connaîtrez jamais pleinement quelqu’un avant de vivre avec lui ! Donc, mon idée c’est d’être soi- même – Nous, les femmes, ne montrons pas qui nous sommes à 100%, nous ne pouvons donc pas avoir cette attente des hommes non plus. Nous essayons de présenter les meilleures versions de nous-mêmes afin de ne pas nous attendre à ce qu’ils le fassent aussi. Mais soyez vous-même et soyez sincère ! Les gens pensent que je porte du maquillage tous les jours ! Cela ne pourrait pas être plus éloigné de la vérité. La vraie Fa a les cheveux en queue de cheval et n’est pas maquillée la plupart du temps !

Aissatou: En fait, je pensais que vous aviez toujours un visage plein de maquillage, haha, mais sérieusement, j’aime ce que vous avez dit sur le fait d’être soi-même et que les femmes donnent la priorité à elles-mêmes. C’est tellement important.

Maintenant, changeons un peu et revenons au maquillage. Quelle est votre marque préférée ? Et avez-vous déjà pensé à démarrer votre propre marque de maquillage ?

Fa: Oui, j’en ai beaucoup en fait. InshaAllah un jour ! En ce qui concerne les marques de maquillage, je n’ai pas vraiment de marque préférée ! Ça change beaucoup – j’aimerai ceci pour cette entreprise et cela de cette entreprise et cela change tout le temps !

Aissatou: Ah, d’accord, j’ai hâte de voir votre marque de maquillage un jour,
InshaAllah. Qui est votre admiration, Fa ?

Fa: Cela va sembler cliché mais je m’inspire de ma mère. Et vraiment, je regarde sur toutes les femmes qui font des choses positives ! Je regarde aussi sur mon père parce que vous savez quoi, il a un si bon moral. Il était récemment à l’hôpital et le personnel de l’hôpital l’adorait. Il était si populaire du fait de son esprit ouvert – tellement positif et drôle. Même mes amis ne pouvaient pas arrêter de rire quand ils venaient lui rendre visite. Ce sont des traits que j’aspire à avoir.

Les gens pensent que je suis cette fille audacieuse. Je suis en fait très calme et je pardonne facilement. Je n’ai pas de rancune parce que adduna amul solo (la vie ce n’est rien).

Aissatou: J’aime ce que vous avez dit sur le fait de ne pas garder de rancune. Cette courte vie n’en vaut tout simplement pas la peine.

Fa: Oui, ça c’est vrai, elle n’en vaut pas la peine.

Aissatou: Très bien Fa, dernière question : quelle est votre slogan de la vie ?

Fa: Juste être positif – ondes positives. Le transfert d’énergie nous oblige à vivre au mieux de notre vie !

Ce dernier point que Fa a évoqué est ce sur quoi je veux revenir : LE TRANSFERT D’ÉNERGIE. C’est presque comme si elle lisait dans mes pensées – sa douce et positive énergie a été clairement ressentie tout au long de cet entretien. Fa est une sénégalaise ambitieuse, confiante et belle et je peux vous dire que son ambiance positive m’a inspirée. Je suis honorée qu’elle se soit jointe à nous pour cette série d’entretiens. J’ai hâte de voir toutes les choses étonnantes qu’elle fera dans le futur.

Merci d’être venue nous parler Fa ! ❤

ROSE – « Jigéén dafa wara ànd ak dallu ak teey » (Une femme devrait être posée)

SEYNABOU: Est-ce que tu penses qu’il est possible d’aimer deux personnes en même temps?

ROSE: Peut-être. Je ne sais pas.

SEYNABOU: C’est juste que – il m’a dit beaucoup de choses. Je ne sais plus ce que je dois croire.

ROSE: Ben, tu dois faire confiance à ton instinct.

SEYNABOU: Je l’aime tellement, mais je ne lui fais pas confiance. Il revient toujours sur sa parole.

ROSE: Laisse-moi te demander ceci: quand as-tu appris qu’il était marié?

SEYNABOU: À notre premier rendez-vous.

ROSE: Et cela ne t’a pas empêché de commencer une relation avec lui?

SEYNABOU: Non, car de nos jours, nous voulons toutes nous marier. Je ne voyais pas cela comme un problème. Et honnêtement, j’ai aimé qu’il soit si direct à ce sujet. Je ne l’ai même pas demandé ; il m’a dit volontairement.

ROSE: Et qu’est-ce qui t’a maintenue pendant tout ce temps-là – tout au long de la relation?

SEYNABOU: Il sait dire toutes les bonnes choses. Même après m’avoir énervée et que je perds tout espoir, il revient avec les promesses les plus grandioses et je retombe dans ses bras.

ROSE: Cela semble familier. Nous avons toutes été dans cette situation.

SEYNABOU: Que penses-tu que je devrais faire?

ROSE: Je ne peux pas répondre à cette question car je ne sais pas ce que tu penses de lui, vraiment. Il n’y a que toi qui sais. Mais je te conseillerais d’être aussi égoïste qu’il est. Tu vois, ma situation est un peu différente. J’ai une famille et des enfants en charge et je dois leur montrer un bon exemple. Je ne peux pas prendre de décisions justes pour de moi.

SEYNABOU: Je pense que c’est ce qui fait que tu es capable de rester tellement dallu te teey (détendue et posée). Tu as quelque chose à vivre. Je sens que Laye est ma seule raison de vivre parfois. Je n’ai pas de mère et je n’ai pas de père. Je me sens seule et il comble ce vide. Donc, peu importe la gravité de la situation, on a l’impression que c’est mieux que d’être seule.

ROSE: Je peux comprendre ce que tu peux ressentir comme ça. Mais prends un peu de recul et réfléchis à ta vie avant de le connaître. Quelles étaient tes ambitions et que vivais-tu à l’époque ? Tu ne peux pas te perdre dans cette recherche de romance et d’amour. Prends exemple sur moi ; après 10 ans de mariage, je peux dire que l’amour n’est qu’un élément de cette histoire. Le respect est tout aussi important. Pose-toi la question de savoir si on te respecte.

SEYNABOU: Tu as raison. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Je l’aime.

ROSE: Écoute, je ne peux tenir cette conversation plusieurs fois. Je le dis parce que je me soucie – tu dois prendre une décision de santé mentale à un moment donné. Tu veux rester sur cette montagne russe d’amour avec ses hauts et ses bas impulsifs ou tu veux voir les autres possibilités qui s’offrent à toi? Ce n’est pas une décision simple, mais tu dois être honnête avec toi-même.

SEYNABOU: Comment gères-tu les difficultés de la vie? Je suis sûre que tu as déjà été à ma place.

ROSE: Je ne maîtrise pas toute la situation, comme certains peuvent le penser. Je pleure beaucoup. Je perds parfois l’espoir. Je me questionne et me demande pourquoi je n’ai pas emprunté un chemin différent ni pris une décision qui m’a été bénéfique de temps en temps. Mais ensuite je me rends compte que tout est temporaire. La vie est temporaire et pour moi rien ne vaut la peine de plonger dans une forte dépression, surtout lorsque des enfants en dépendent chaque jour. Je n’ai d’autre choix que de continuer.

SEYNABOU: Tu sais, tu me donnes beaucoup de conseils, mais il semble que tu as beaucoup de choses à déballer.

ROSE: Je ne le nie pas. Mais je n’ai pas trouvé le temps honnêtement.

SEYNABOU: Dans ce cas, tu ne peux pas me donner l’impression que c’est si simple de prendre une décision non plus. Peut-être que je n’ai pas trouvé le temps non plus.

ROSE: Tu as raison. Mais que faire ?

SEYNABOU: C’est compliqué. J’aimerais connaître les réponses dont nous avons besoin.

ROSE: Je suis d’accord.

SEYNABOU: Merde, quelle heure est-il!? Nous discutons depuis très longtemps.

ROSE: Il est 18h30.

SEYNABOU: Laye sera à la maison dans une minute! Je dois finir de faire le dîner.

ROSE: Je vais te laisser faire. Tu sais, ce n’est jamais facile de te laisser passer tes deux jours avec lui.

SEYNABOU: Je suppose que nous sommes dans le même bateau. Je pleure tous les soirs quand il est dans ta chambre.

ROSE: Tu penses qu’il a déjà pleuré?

SEYNABOU: Seulement quand nous avons tous les deux nos règles en même temps! Haha!

ROSE: Triste mais tu as probablement raison. Que faisons-nous exactement ici?

SEYNABOU: Tu me dis quand tu auras compris. En attendant, je vais finir mon dîner et envisager une thérapie pour faire face à mes dépendances vis-à-vis d’un homme qui ne peut pas être à moi à 100%.

ROSE: Au moins, tu avais le choix depuis le début …

ROSE – « Jigéén dafa wara ànd ak dallu ak teey » (A woman should be poised)

SEYNABOU: Do you think it’s possible to love two people at the same time?

ROSE: Maybe. I don’t know.

SEYNABOU: It’s just – he’s told me so many things. I don’t know what to believe anymore.

ROSE: Well, you have to trust your instincts.

SEYNABOU: I love him so much but I don’t trust him. He’s always going back on his word.

ROSE: Let me ask you this: when did you find out he was married?

SEYNABOU: On our first date.

ROSE: And that didn’t deter you from starting a relationship with him?

SEYNABOU: No because in this day and age, we all want to get married. I didn’t see it as a problem. And I honestly liked that he was so up front about it. I didn’t even ask him; he told me voluntarily.

ROSE: And what was it that kept you seated and throughout the date – throughout the relationship?

SEYNABOU: He knows all the right things to say. Even after he pisses me off and I lose all hope, he comes back with the most grandiose promises and I fall right back into his arms.

ROSE: That sounds familiar. We’ve all been there.

SEYNABOU: What do you think I should do?

ROSE: I can’t answer that for you because I don’t know how you feel about him, truly. Only you know that. But I will advise you to be as selfish as he is being. See, my situation is a little different. I have a family and kids to look after and give a good example to. I can’t make decisions just about me.

SEYNABOU: I think that’s how you’re able to stay so dallu ak teey (composed and poised). You have something to live for. I feel like Laye is my only reason to live sometimes. I don’t have a mother and I don’t have a father. I feel alone and he fills that void. So no matter how bad it is, it feels like it’s better than being alone.

ROSE: I can understand how you can feel that way. But take a step back and think about your life before you knew him. What were your ambitions and what were you living for back then? You can’t lose yourself in this search for romance and love. Take it from me, after 10 years of marriage, I can tell you love is just one element in this whole thing. Respect is just as important. Ask yourself if you’re being respected.

SEYNABOU: You’re right. But it’s easier said than done. I love him.

ROSE: Listen, I can only have this conversation so many times. I say it because I care – you have to make a mental health decision at some point. Do you want to be stay on this roller coaster of love with its impulsive ups and downs or do you want to see what other possibilities there are. It’s not a simple decision but you have to be honest with yourself.

SEYNABOU: How do you manage with life’s struggles? I’m sure you’ve been in my shoes before.

ROSE: I don’t have it together, as some may think. I cry a lot. I I lose hope sometimes. I question myself and wonder why I didn’t go down a different path or make a decision that benefited me every now and then. But then I realize it’s all temporary. Life is temporary and nothing is worth going into a steep depression in my opinion, especially when I have little ones depending on me each day. I have no choice but to keep going.

SEYNABOU: You know, you’re giving me a lot of advice but it seems you have a lot to unpack yourself.

ROSE: I don’t deny it. But I haven’t found the time honestly.

SEYNABOU: Then you can’t make it sound so simple for me to make a decision either. Maybe I haven’t found the time either.

ROSE: You’re right. But quoi faire ?

SEYNABOU: It’s complicated. I wish I knew the answers we needed.

ROSE: I agree.

SEYNABOU: shit, what time is it!? We’ve been talking for so long.

ROSE: It’s 18H30.

SEYNABOU: Laye will be home any minute! I need to finish making dinner.

ROSE: I’ll leave you to it. You know, it never gets easier stepping aside to let you have your two days with him.

SEYNABOU: I guess we’re in the same boat. I cry every night he’s in your room.

ROSE: Do you think he ever cries?

SEYNABOU: Only when both of us as menstruating at the same time! Haha!

ROSE: Sad but you’re probably right. What exactly are we doing here?

SEYNABOU: You tell me when you’ve figured it out. In the meantime, I’ll finish my dinner and consider therapy to deal with my dependencies on a man who can’t give me 100% of him.

ROSE: At least you had a choice from the beginning…

ADAMA – « Jigéén soppal te bul wóólu » (woman, admire but never trust)

Adama stood in front of her mirror, putting the final touches on her lipstick and powder. She graciously tied her headscarf before admiring the final look and smiling back at herself. She did a quick spin, ensuring her round hips were enhanced by her tight skirt. Satisfied with her efforts, she grabbed her purse and phone and skipped out of her room.

Adama: I’m going to the market. I’ll be back in a little bit. Do you need anything?

Balla: No, I’m fine. You look beautiful, by the way! …Don’t be long!

Adama: Okay, bb. Thank you and see you soon!

Adama gave Balla a soft kiss upon his cheek and stepped out of the modest three-bedroom house in a white and pink taille basse. Her headscarf flowed freely down the side of her sweet, round face. She danced her way down the street, her favorite artist blaring in her ears – Wally Seck. She carefully avoided the puddles of dirty water and trash on her street, strangely juxtaposed next to brand, new marble-tiled homes. Adama has just moved to this neighborhood with her husband, Balla. They’re a young couple, newly married and head over heels for one another. Adama had always dreamed of getting married and having her own home with her husband. “My husband, our three little kids – two boys, one girl! That’s all I need!” is what she’d always tell her friends. They giggled over who’d get married first and over time, one by one, they all became “diek you ndaw” in their homes taking care of business. She smiled as she thought about how she escaped the scenario of living with her mother in law.

Today, Adama planned a nice dinner for Balla. Nothing special going on, just Saturday. As she walked down her neighborhood saying <<hello>> to the ladies sitting outside their homes, she smiled to herself again as she thought about how much fun her and Balla were going to have tonight. “I should hurry before it gets dark” she rushed as she hailed a taxi once she reached the main road. 

Adama finished her errands at the local market and began her journey home. In her shopping basket she had green peppers, garlic, ginger, hot peppers, romaine, and of course, Maggi to finish the dinner she already started preparing that afternoon. As she said her final goodbyes and exited the market, a young gentleman approached her.

Ndongo: Excuse me, do you know how to get to Hamo 5?

Adama: Huh? (as she takes her headphones out)

Ndongo: Hamo 5, how do I get there?

Adama: Oh I actually moved to this neighborhood not too long ago so I am not sure. Sorry.

Ndongo: Okay, amoul problem, dieureudieuf [no problem, thank you]. But Miss, I must say, you’re very beautiful! Could I possibly get your number?

Adama: It’s Mrs. I’m married so thank you, but no thank you. Good luck!

As she plugged her headphones back and continued jamming to her music, the young man stared at her as she walked away. She’s always caught the attention of men growing up; her wide hips complement her small waist. And her smile – that was another story! Straight white teeth perfectly positioned between the deepest dimples and sparkling, brown eyes! She was quite the sight.

The sun began its descent onto the streets of Dakar. The vibrant and rambunctious rumble of the cars, child beggars, ladies selling fruits on the side of the road, and young men playing soccer in random pockets all added to the charm of the city. Adama had to walk back to the main road to catch a taxi – drivers would not make it to small streets with all the sand. She finally hailed a taxi and bargained for a quick ride to Mariste, rushing to make it home as it was already getting dark. “It’s only 1.000 francs, dad! Don’t be so difficult, it’s getting late and I just want to go home! We’re partners – just give me the ride 😊” She smiled as she climbed in the backseat. After 10 short minutes, the driver pulled up to her house. Adama payed the driver and slipped out with her groceries. “Thanks so much, dad!”

Balla: Who was that guy you were standing with?

Adama had barely stepped foot in the house before Balla verbally attacked her.

Adama: What? What are you talking about?

Balla: Don’t play stupid. Who was he?

Adama: Who?! I don’t even know what you’re referring to.

She dropped her shopping basket, tears already flooding her eyes. She had never seen Balla so angry.

Balla: Oh, so now you’re a liar too?! That was your boyfriend I saw you standing with outside of the marche!!!

Adama: What?! No!!

Balla: Don’t lie to me, Ada! Who was he?!

Adama: I’m not lying!!! I promise! He was just asking for directions!

Balla: I can’t believe you’d stoop this low! It takes that long to ask for directions?

Silence struck between them.

The shadow of doubt had already been cast in Balla’s mind. Who could Adama possibly be standing on the street with?! Why were they talking for so “long” if all he wanted was directions? Where had she been all afternoon?

Adama couldn’t believe what was happening. She had long forgotten about that guy – all she did was tell him she wasn’t familiar with the area. And when did Balla even leave the house? How did he see her? Why was he jumping to conclusions? Her stomach was in her throat. Her perfect night of catering to Balla had been ruined by a stranger she couldn’t even remember what he looked like!

Adama: Balla, I swear I don’t even know that guy. Wallahi!

Balla looked at her in disgust. “How could she betray our marriage like this?” was all he could think about. “After everything I’ve done for her, this is how she repays me.”

Balla: I need some space to think.

Adama: Balla, please don’t…

Adama spent the night crying. Balla spent the night on the couch. She never finished the dinner and they never enjoyed their Saturday. Balla toyed with the idea that she had been cheating on him all along and tossed around all night over the decision he should take. “My dad always told me, djiguen sopal te boul wolou [woman, admire but never trust]. I should have known.”